Ca bouge à Fontaine Blanche

C’est terminé les questionnements et l’impatience, ça bouge à Fontaine blanche… Depuis le mois de novembre, la météo n’était pas propice à la mise en place des cultures. Les quelques fenêtres de possibilité de travailler dans le pré ont vite été refermées faute de disponibilité du matériel et de mes cousins agriculteurs de père en fils, et détenteurs de l’excellence d’élevage de la race charolaise.
Je voulais au départ de la mise en culture de la parcelle la faire labourer un bon coup, en entière. La prairie est tenace et le travail manuel pour s’en débarrasser est fastidieux.
Je comptais y passer une sous-soleuse qui aurait en profondeur décompactée le sol. j’ai abandonné cette idée.
Le hasard fait finalement bien les choses. J’aurais mis à nu une grande surface de sol sans pouvoir tout travailler d’un coup. J’aurais gagné du temps certes mais j’aurais asséché le sol et perturber durablement son équilibre biologique. Comme je compte aussi tondre le terrain pour récupérer la matière organique, pas question de détruire complètement une belle prairie. Il faut travailler par étape.

Le boulevard de fontaine blanche

Pour faciliter l’accès à la zone cultivée, sans resté embourbé dans le pré, sans salir sa voiture ou ses chaussures, il fallait un chemin accueillant.
Cette voie d’accès devra conduire les amis, les clients, les fournisseurs et autre visiteurs des chtites plantaisons, il la fallait assez large pour se croiser en voiture ou permettre le stationnement d’un semis remorque pour la livraison de marchandises.

Nous comptons par exemple nous faire livrer  des conteneurs de stockage en attendant de voir si le système productif est pérenne et si nous poserons un permis de construire pour une micro ferme.

Une plate-forme assez grande pour permettre de faire demi-tour confortablement en voiture a aussi été réalisée. Enfin, tout a été fait sur les conseils de Mathieu Milleret, chef de l’entreprise Chorobate  dans l’artisanat du bâtiment, spécialiste de l’isolation et de la rénovation des bâtiments, pour un accueil confortable sur le terrain de Fontaine Blanche.

Des gros moyens

Une route stable ne s’improvise pas, il faut une grande quantité de remblais bien compactée pour faire des fondations à l’épreuve des camions et de la météo.
Stéphane, des transports Martin, en déposant le découvert, un mélange de carrière de roches de toutes tailles, nous tassait le sol avec son camion de 25 tonnes à chaque livraison. La pression exercée sur les cailloux semblait les rendre fluide.

Pour décaisser et disperser les cailloux, nous avons loué des engins à Rémi Larteau. Une pelleteuse sur chenille avec un large godet et un compacteur.

Nous avons eu tout ce matériel en temps et en heure, fonctionnel et efficace, pour nous permettre de faire le travail attendu.

Progression des travaux

Conduire une pelleteuse, c’est comme jouer de la batterie. Tu ne vas pas suivre un rock endiablé la première fois que tu t’assoies devant les percussions. Faut laisser faire les experts quand tu n’as pas le temps d’apprendre… Mathieu en est un. Il a eu la gentillesse de prendre de son temps précieux d’entrepreneur pour mettre en pratique son expertise d’aménageur d’espace vert, développé pendant ses premières années de carrière. Aux manettes de l’engin, Mathieu a décaissé le terrain en un rien de temps, dispersé le découvert et remis un couche de 0,80.
Nous avons pu compter aussi sur l’aide de Loic qui a été aussi doué dans la conduite de la pelle.
Il nous a fallu 3 jours pour terminer le chemin. Aujourd’hui nous pouvons accéder facilement sur le terrain.

Un accès vraiment facile… vraiment trop facile

Le terrain dispose maintenant d’un accès si facile qu’une personne malveillante s’est déjà introduite pour m’y voler une pelle, un rateau et un jérican d’essence sans plomb. Le vol du siècle, la fierté d’être un sacré malin… une pelle !!!!
Vous savez ce qu’on dit… je souhaite le meilleur du jardinage à ce nouveau propriétaire de cette pelle car elle m’a fait pas mal de travail celle là, et ne vous étonnez pas si elle ripe sur le tibia ou qu’elle arrache les mains à coup d’ampoules. Elle est un peu facétieuse.

Voilà c’est dit… Ca rapine à fontaine blanche. Pas grave, on va prendre des mesures. Et puis, la gendarmerie n’est pas si loin.

L’avancée des travaux 

Voici en image la progression des travaux sur le terrain

Livraison du matériel de l’entreprise Larteau.
C’est Monsieur Cloix, le fils de proches voisins, aux commandes
Voilà le chantier : le chemin sera entre les piquets
Au bout des piquets, la plateforme
 Le décaissement progresse, la précieuse terre végétale est mise de coté.
Le cran (mélange de sables granitiques et d’argile) est à 40 cm de profondeur de l’herbe.
Mathieu est concentré et avance vite.
La pelleteuse fait exactement ce qu’il veut, pas un faux mouvement.
Fin de la première journée, tout le terrain voulu est décaissé. 
Jour 2 : reprise des travaux dans la fraicheur
Le bidime, un géotextile qui évite l’enherbement du chemin est déroulé sur tout le décaissement
Loic nous apporte son savoir-faire et sa bonne humeur
La pelleteuse avance sur la pointe de chenilles pour ne pas gâcher le géotextile en le déchirant 
Les camions de découverts s’enchaînent
Les roches sur 40 cm de hauteur vont assurer la stabilité du chemin de roulement 
Jour 3 : Toujours cette lumière froide et calme, le chantier se réveille, il faut terminer de placer le découvert et la couche finale
La couche de remblais est posée, il faut maintenant tirer la couche supérieure
Entre le poids du camion qui livre les matériaux
et les passages successifs du compacteur, le sol est correctement aplani. 
résultat final : le chemin
Le résultat final : la plateforme

En Trois jours nous avons posé, à deux sur le chantier 24 camions de remblais pour faire un accès fonctionnel.
Il reste encore beaucoup de fignolages à faire, les abords propres, la végétalisation mais ce n’est pas pour le moment prioritaire.
Ces éléments se feront à temps perdu quand tout sera fait dans le jardin.

J’adresse dans ce dernier paragraphe mes remerciements à toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de ce chantier dans les meilleures conditions avec un merci plus appuyé pour :
– Rémi, qui a su être super réactif quand un petit problème est survenu en trouvant tout de suite des solutions.
– Loïc qui a vu à quel point on pouvait rigoler de tout, même des bonobos
– Stéphane, toujours à l’heure et souriant au volant de son camion
– à tous ceux que je n’ai pas cité là
– et à Mathieu encore une fois, qui a contribué à la pleine réussite du chantier

Commencer par semer des cailloux, des pierres et des rochers était une étape nécessaire. Maintenant que nous pouvons facilement accéder, nous allons pouvoir y semer et planter des végétaux.

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